Avec la construction de très grandes installations sur son territoire, la France est appelée à devenir dans cette décennie un centre de référence mondiale en matière de sciences de la fusion thermonucléaire avec les domaines clés de la fusion magnétique (tokamak ITER) et de la fusion inertielle (laser LMJ).
Pour réussir ce défi énergétique, il est nécessaire de comprendre et reproduire les conditions extrêmes régnant dans les étoiles et donc de maîtriser des milieux ionisés, appelés plasmas, constituant ce quatrième état de la matière omniprésent dans notre univers.
La connaissance de ces plasmas, qu'ils soient naturels ou artificiellement créés sur terre, la physique associée et les technologies permettant de les créer, de les observer et de les contrôler conduit à des recherches avancées au sein de laboratoires de physique des plasmas, d'astrophysique ou de technologie situés au sein des universités et d'écoles d'ingénieur, d'organismes publics tels le CNRS, le CEA et d'entreprises privées.
En raison de l'investissement très important qu'elles engagent, les recherches spécifiques sur la fusion font partie intégrante de réseaux à grande échelle : réseau national (association EURATOM-CEA), européen (organisation European Fusion Development Agreement pour le JET) et mondial (ITER, International Fusion Energy Organization) pour la fusion magnétique et réseau national (Institut Laser Plasmas) et européen (European High Power laser Energy Research-HIPER) pour la fusion inertielle.
La spécialité de master proposée ici s'inscrit dans une fédération "Formation aux sciences de la fusion". Elle vise à préparer des scientifiques et des ingénieurs de très haut niveau, français ou étrangers, aptes à s'investir dans les programmes concernant les recherches sur les plasmas, la fusion et l'énergie. En particulier dans l'exploitation scientifique et technique de grands équipements associés.